Songe à la douceur,
Clémentine Beauvais

Songe à la douceur est probablement l’un des titres de la rentrée littéraire dont on entend le plus parler ces derniers temps. Quoiqu’il en soit, c’était assurément un roman que j’avais envie de découvrir, et je remercie ma copinette Alice Neverland de me l’avoir offert pour mon anniversaire <3

Le résumé

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur , c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer.

Mon avis

Avant d’être un très bon roman, Songe à la douceur s’impose d’emblée comme un très bel objet en soi. Si l’on prend le temps de le feuilleter en librairie, on s’apercevra tout de suite de la beauté et de la poésie qui se dégage de ses pages… et de sa couverture.
Avec un titre pareil, le ton est donné : c’est de poésie, de magie, de vers et de rimes qu’il s’agira. Un lecteur avisé retrouvera d’ailleurs tout au long du récit des clins d’oeil à la littérature classique, et l’on voit bien que le texte est travaillé, tout en se voulant naturel et accessible.

Le parti-pris de Clémentine Beauvais était un pari risqué. Il fallait oser remettre les vers au goût du jour, surtout dans un récit d’amour qui s’étale sur plus de 200 pages. Et pour moi, c’est une mission réussie ! Pas une minute je ne me suis ennuyée en découvrant l’histoire d’Eugène et Tatiana.
La narration est originale : nous alternons entre deux époques, la période où les protagonistes se sont rencontrés, et celles où ils se retrouvent par hasard. L’auteure interagira parfois avec ses personnages pour donner des scènes tantôt drôles, tantôt inattendues. Tout au long du récit, Tatiana et Eugène se cherchent, finiront par se trouver mais… pour combien de temps ? C’est une histoire en suspens.

Clémentine Beauvais sait générer ses effets, car le mystère et la curiosité sont aussi au rendez-vous. On se demande un peu ce qui s’est passé avant, ce qui se passera plus tard, ce qui déclenchera de telles actions, de semblables réactions. On se pose des questions sur le comportement d’Eugène, le sort de Lensky, les choix de Tatiana et leur incidence sur leur avenir à tous les deux.

Plus qu’une belle histoire, c’est un magnifique récit que nous livre l’auteure à travers Songe à la douceur. Voilà une parenthèse enchantée qui nous enferme dans une bulle de savon qui nous fait perdre de vue la réalité et nous permet de nous échapper. C’est un roman que je n’avais pas envie de quitter, que je souhaitais savourer et picorer par petites bouchées.

En conclusion

Songe à la douceur est une petite pépite inattendue de cette rentrée littéraire : l’un de ces romans que je ne m’attendais pas à croiser sur ma route, et que j’ai contre toute attente beaucoup aimé. Clémentine Beauvais dépeint une belle histoire d’amour avec beaucoup de douceur et de poésie.

Notation 6 Je recommande

La Parisienne

0 réponse

          1. Ah je suis désolée on s’est mal comprise. Tu sais quoi? Je lis deux livres en même temps: je privilégie le premier et je t’attends lundi pour reprendre « Raisons et sentiments », ça peut te convenir?

  1. Il est vrai que ce livre fait beaucoup parler de lui, mais j’avoue que ce n’est que le deuxième avis que je lis à son sujet car j’évite de trop me faire d’idées avant lecture. J’ai souvent été déçue par des lectures car j’avais lu trop de choses à leurs sujets et que mes attentes se faisaient trop hautes, ou tout simplement éloignées de la réalité… le drame, difficile vie de lectrice 😀
    Mais en tout cas j’adore vraiment l’idée d’écrire un tel roman en vers, Songe à la douceur doit avoir une personnalité bien à lui, avec une telle forme !

    1. Oui je comprends, je suis un peu pareille moi aussi 🙂 c’est de plus en plus dur d’échapper aux avis des autres quand on tient un blog, mais c’est aussi tout le but de la blogo 🙂 parfois je serais passée à côté de certains romans si je n’avais pas lu d’avis 🙂
      J’espère que tu l’ouvriras et que tu aimeras 🙂

      1. Je suis bien d’accord 🙂 C’est surtout qu’aux débuts du blog, j’avais tendance à vraiment « trop » lire d’avis et qu’il a fallu trouver le dosage entre « je découvre de nouvelles lectures grâce à la blogo » et « ouiii, et si je me spoilais presque toutes les émotions que je suis susceptible de ressentir durant cette future lecture ? » 😀 Mais si je devais compter le nombre de découvrir faites grâce à la blogo, on n’aurait pas fini de les nommer, c’est sûr 🙂

      1. Ben je l’ai commandé sur Amazon, et ils ont envoyé le colis via Colis Privé. Sauf que j’étais pas là le jour de la réception, qu’ils ont pas de pass pour mon immeuble, donc pas accès à la BAL. Je l’ai fais redirigé vers un Point Relais, et le gars l’a jamais scanné ! Donc je suis allé raler sur Amazon, je leur ai dis que je voulais mon bouquin, donc ils me l’ont renvoyé ^^ Et finalement, Colis Privé m’a limite harcelé pour que j’aille au Relais encore une fois, et après 4x le gars à trouvé le paquet caché entre 2 autres colis Amazon. Oups 😛 M’en fou, je l’ai eu en double du coup, mais deux semaines après quoi ^^

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