Les Lendemains
Mélissa Da Costa

Les éditions Albin Michel m’avaient fait parvenir ce roman à sa sortie. C’était une surprise, car je n’avais pas demandé à le recevoir, et c’est pourquoi je l’ai mis un peu de côté. Je les remercie de cet envoi spontané car sans ça, je serais passée à côté de quelque chose ! Je remercie également mon amie Cocobouquine de m’avoir accompagnée pendant ma lecture.

Le résumé

Amande ne pensait pas que l’on pouvait avoir si mal. En se réfugiant dans une maison isolée en Auvergne pour vivre pleinement son chagrin, elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l’ancienne propriétaire des lieux. Guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, Amande s’attelle à redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s’ouvrir à des rencontres uniques. Et chaque lendemain redevient une promesse d’avenir.

Mon avis

En lisant ce résumé, je ne m’attendais pas à un tel récit. Et je trouve que c’est vraiment dommage. L’autrice aborde un sujet très fort dès le premier chapitre, et pourtant c’est un élément dissimulé dans la quatrième. Si j’avais su que ce roman parlerait d’un double deuil, celui pour l’héroïne de son mari et de son enfant à naître, alors nul doute que je l’aurais ouvert bien plus tôt. Dans la mesure où ce sujet n’est pas un mystère ou un twist sur lequel reposerait le roman, je trouve vraiment dommage de ne pas l’avoir évoqué et pour moi, ce résumé ne rend pas hommage à la beauté de ce roman.

Ceci étant dit, vous l’aurez bien évidemment compris, ce roman est pour moi une très belle surprise. J’étais un peu rebutée par l’aspect « redonner vie au jardin », j’avais peur de m’ennuyer dans un roman long et sans réelle action. Au contraire, j’ai beaucoup aimé rencontrer Amande, une héroïne que la vie n’a pas épargné et qui va apprendre à se reconstruire à son rythme, loin de son entourage.
Il s’échappe beaucoup de douceur des mots de Mélissa Da Costa. J’ai aimé sa pudeur. Ici, nulle grande scène de drame n’est nécessaire pour comprendre la douleur de l’héroïne, et j’ai beaucoup aimé la beauté de ces sentiments et tout le relief que cela confère à Amande.

Au fil du temps, durant toute une année, Amande apprendra à renaître, à célébrer, à s’ouvrir aux autres. J’ai été très touchée par sa relation avec Anne et Richard, les parents de Benjamin, dont elle semble bien plus proche que de sa propre mère. Cassandra m’a heurtée au début par son franc-parler, mais finalement j’ai fini par l’apprécier. Après tout, il n’existe pas une méthode toute faite pour savoir comment se comporter avec une personne en deuil. Chacun est différent et gère cela à sa manière, et c’est ce que Cassandra m’a appris.

En conclusion

C’est un roman doux, triste mais avec beaucoup de beauté et de lumière, que nous offre Mélissa Da Costa avec Les Lendemains. Je ne m’attendais pas à une telle lecture en ouvrant ce roman, et c’est une très belle découverte que je recommanderai les yeux fermés à mes proches. Quant à moi, il me tarde désormais d’ouvrir le premier roman de l’autrice.

Mélusine

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