103051273_oLa Meilleure d’entre nous,
Sarah Vaughan
Ma note : 16/20

J’ai découvert ce livre grâce à Babelio qui, une fois n’est pas coutume, proposait une rencontre avec l’auteure. Attirée par le titre et la couverture attrayante, je me suis laissée séduire et me suis inscrite, espérant de tout coeur être sélectionnée. Immense merci à Babelio et aux Editions Préludes pour cette belle découverte !

Mon résumé

Un concours de pâtisserie, cinq candidats, une seule Mrs Eaden. Incarner la célèbre cuisinière et auteure de « L’Art de la pâtisserie », voilà tout l’enjeu de ce concours dans lequel se sont lancés Jenny, Claire, Vicki, Karen et Mike. A travers l’expérience de chacune des protagonistes, à laquelle se mêle le destin insoupçonné de Kathleen Eaden, Sarah Vaughan nous plonge dans une histoire plus profonde qu’elle ne pourrait paraître.

Mon avis

La première impression que j’ai ressentie en lisant la quatrième de couverture de cet ouvrage fut une sensation de légèreté liée au thème du concours de pâtisserie. Les compétitions culinaires sont un véritable phénomène qui fleurissent sur nos écrans de télévision et abreuvent nos lundis soirs, et c’est un jeu qui me plaît et auquel je me prête bien souvent, aimant moi-même beaucoup cuisiner. Aussi, j’avais hâte de découvrir un roman abordant ce thème du point de vue des candidats : je ne connais aucun autre roman qui ait proposé cette idée, et j’étais donc impatiente de découvrir La Meilleure d’entre nous pour cette raison.
w514077Petit défaut que je souhaite souligner : même si la couverture jaune des éditions Préludes est très attractive et qu’elle est, du propre aveu de l’auteure, l’une de ses préférées, j’ai eu un véritable coup de coeur pour la couverture originelle, que je regrette sincèrement. Je n’ai pas pu m’empêcher de vous la joindre pour illustrer mon propos (et d’ailleurs, les votes sont ouverts : laquelle préférez-vous ?).

Après quelques pages seulement, nous ne tardons pas à découvrir que Sarah Vaughan use du prétexte d’une compétition culinaire pour mettre en avant un tout autre leitmotiv central et transversal de son roman : la maternité. Tous les protagonistes de son œuvre ont en effet cette thématique en commun : vouloir des enfants, être parent, et gérer de son mieux sa vie de famille.

Chaque personnage s’illustre en cela par ses propres blessures, et l’on retrouve aussi bien la figure de la femme trompée que de la femme adultère, de la mère célibataire à la mère au foyer. Chacune de ces femmes est attachante, et il est facile de s’identifier à la fragilité de Vicki, au manque d’assurance de Karen (dissimulé derrière un trop plein d’arrogance), à la sensibilité de Jenny et au désarmement de Claire… Toutes ces femmes m’ont beaucoup émue, j’ai aimé les accompagner tout au long de cette aventure, les retrouvant de manière aléatoire dans la narration, mais toujours avec logique et linéarité.
Mike présente pour sa part peu d’intérêt pour le développement de l’intrigue. Ce n’est pas un personnage que j’ai trouvé utile : il n’est pas développé, et est délaissé de la narration. Il n’est présent que pour soutenir Claire, mais le fait de manière nuancée et distante. C’est donc une figure que j’aurais pour ma part totalement supprimé de l’histoire, car il ne lui apporte rien de particulier.

Par son étonnante profondeur, La Meilleure d’entre nous a réellement su me toucher et m’a fait passer un délicieux moment de lecture. Un livre apaisant, réel, qui s’imprègne de la vie de tous les jours pour mieux la sublimer. Sous des aspects de futilité, l’auteure surprend et parvient à émouvoir son lecteur qui s’attache à des personnages attendrissants.

En conclusion

Si vous avez un petit penchant gourmand, nul doute que ce livre est fait pour vous ! Avec une intrigue fraîche, divertissante, mais à la fois profonde et marquante, La Meilleure d’entre nous saura vous enchanter le temps d’une escapade pâtissière. A découvrir.

La Parisienne

0 réponse

  1. La couverture originale a un petit côté rétro sympa mais la version des Éditions Préludes a le mérite d’attirer l’œil… je les aime toutes les deux en fait ^^

    1. Oui, c’est vrai. Et sans connaître la version anglaise, j’aimais beaucoup la française. Mais maintenant que j’ai les deux en face des yeux, je préfère vraiment la VO !!! 🙂

  2. Quand j’ai lu : « Un concours de pâtisserie », je me me suis dit « oui, non, pas pour moi. » Je n’aime pas ces émissions à la tv, je n’aime pas spécialement cuisiner, je n’ai pas spécialement envie de lire sur le sujet.. mais, j’ai lu ta chronique, et tu as su rendre ce livre tentant! 🙂

    1. Oh merci 🙂 bon, si la thématique ne t’intéresse pas, ça va être dur de te captiver, car c’est quand même le thème principal, même si derrière se dissimule toute une réflexion sur la maternité…

  3. Perso, la couverture jaune attire le regard mais ne me plait pas du tout. Je préfère largement la couverture d’origine en fait qui fait plus rétro. 😛 Mais c’est une question de goût et c’est surtout le jaune qui me dérange.
    En dehors de ça sinon, le tout est intéressant même si l’aspect maternité m’effraie un peu. J’ai peur de ne pas trop y accrocher ou de ne pas pouvoir réellement « compatir » ou « ressentir comme ».

    1. Oui, c’est ça ! J’adore le côté rétro de la VO moi aussi 🙂 Hm, c’est quand même le coeur du roman, donc si ça ne te tente pas plus que ça, évite. Il y a plein de belles découvertes à faire en dehors de tout ça 🙂

  4. C’est vrai que la couverture française a le mérite d’attirer l’œil, en librairie on peut difficilement passer à coté. Elle me plait bien.
    Je ne regarde jamais les émissions du lundi soir mais un roman traitant le sujet du point de vue des participants aurait pu m’intéresser. Mais si je te comprends bien ce n’est qu’un prétexte et que au final on y évoque plus les problèmes de maternité / de féminité que le concours en lui même. Dommage !

  5. Je préfère aussi largement la couverture originale ! 🙂 Je ne pense pas que ce livre soit pour moi, puisque, comme Quaidesproses je n’aime rien que rejoigne la cuisine. (A part manger, mais ça c’est autre chose 😛 ) Mais t’as chronique donne envie quand même !

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