Aujourd’hui, je viens vous parler de moi, de ma propre histoire. De ce que je vis au quotidien, de ce qui m’est arrivé hier, de ce qui ne devrait jamais se produire.

Hier, nous étions le 21 juin, premier jour de l’été, jour le plus long de l’année, soir de la fête de la musique. Je n’étais pas à Paris, j’étais chez moi, dans ma ville, là où je me sens plus en sécurité qu’à Paris parce qu’on m’accoste moins souvent, là où le monde est plus petit et où l’on croise facilement des personnes que l’on connaît. L’ambiance familière et joviale de la fête de la musique m’a séduite une année de plus, et j’ai donc proposé à l’une de mes amies très proches de m’accompagner.
Nous avons donc vogué, de groupes en groupes, écoutant d’une oreille lointaine les mélodies, appréciant peu je l’avoue le contact de tout ce monde… J’ai lancé un petit jeu, celui de compter le nombre de garçons qui nous aborderait. Pas pour nous en vanter. Pour constater à quel point le phénomène du « harcèlement de rue » est répandu, surtout quand on est deux filles seules – je m’écoeure moi-même en écrivant cela, comme si je leur donnais raison… En deux heures de temps, nous avons été accostées par vingt-trois garçons. Du « t’es bonne ! » au traditionnel « hé salut, tu viens boire un verre ? ». La palme revient à celui qui, une fois ses avances refusées, est passé de « t’es belle » à « nan, en fait, t’es moche ». Intelligence, maturité, oui vraiment, chapeau l’artiste. Je pourrais m’indigner tout de suite, mais là n’est pas le coeur de mon histoire.

Puisque ma copine n’a pas encore son permis, j’ai souhaité la ramener en voiture. Il était 00h30, et elle avait beau insister pour prendre le bus, je n’avais nullement envie de la laisser repartir. J’ai donc conduit jusqu’à chez elle, et me suis garée près de l’arrêt de bus auquel elle s’arrête habituellement. Sa peur de me déranger la pousse généralement à me demander de la déposer là, où elle n’a plus qu’une petite allée à traverser avant d’arriver jusque chez elle. Je me suis donc stationnée pour que nous puissions parler encore un peu avant de nous quitter, voilà plus de six mois que nous ne nous étions pas vues, nous avions énormément de choses à nous dire, comme vous pouvez l’imaginer.
C’est au bout de dix minutes que je l’ai remarqué. Un homme, la quarantaine, cigarette en bouche, qui passait au ralenti à côté de ma voiture, en nous fixant, nous dévisageant du regard. Des yeux très insistants, suffisamment pour nous mettre mal à l’aise. Mais nous étions dans ma voiture. Il ne faisait que passer. Une fois. Puis deux. En une minute d’intervalle. La même cigarette en bouche, toujours en nous fixant. C’est là que j’ai commencé à avoir peur. Puisque nous étions en sécurité dans ma voiture verrouillée, j’ai décidé d’aller me garer quelques 500m plus loin, pour pouvoir poursuivre notre conversation. A peine trente secondes plus tard, il est revenu. Toujours en train de marcher. Toujours en se rapprochant de nous. Toujours en nous fixant, en s’avançant, en repassant plusieurs fois. Alors, une fois de plus, j’ai mis la voiture en marche, et je suis allée me garer sur un parking près d’une salle de spectacle que je connais bien, pour y avoir dansé à plusieurs reprises. J’ai éteint les phares pour être plus discrète, pour qu’il ne nous voit pas. Il est arrivé au volant d’une camionnette blanche. Là, la panique a commencé à nous envahir. J’ai une fois de plus démarré la voiture, ai traversé une ville entière avant d’atteindre la suivante et de me garer près d’une intersection assez fréquentée, même à cette heure avancée de la nuit. Il était toujours là. Il nous suivait encore. Dans sa camionnette, il est passé devant nous, en nous regardant fixement. Une fois. Deux fois. Cinq fois. Nous avons appelé la police. Mes mains et mes jambes tremblaient, ma voix montait dans les aigus, ma copine était incapable de bouger. Elle ne voulait pas que je la dépose chez elle, elle avait peur que Mr Camionnette nous suive et sache où elle habite, puis me suive directement jusque chez moi où j’aurais été seule. Moi, je me disais que si j’étais seule et qu’il me suivait, il pouvait tout à fait provoquer un accident pour me faire sortir de la voiture. C’est vrai que cette idée semble un peu « tordue »… si seulement elle n’était pas déjà arrivée à quelqu’un de mon entourage.
Voilà toutes les choses qui nous sont passées par la tête. Un homme nous a suivies, et traquées pendant plus de trente minutes. J’ai rappelé la police une demie-heure après notre premier appel, car nous nous inquiétons de ne pas la voir arriver. La dernière fois qu’il nous est passé devant, avec sa camionnette (la dixième fois, au moins…), il m’a vue au téléphone. Et il a sûrement eu peur. Nous ne l’avons pas revu après. Mais nous n’osions pas quitter notre place pour autant : peur qu’il nous attende sur l’axe principal que nous étions obligées d’emprunter pour rebrousser chemin et rentrer chez nous, peur qu’il nous suive encore, peur qu’il découvre où nous habitions, peur qu’il s’en prenne à nous. Finalement, les policiers sont arrivés. Et la première chose qu’ils m’ont dite, ce fut : « Vous êtes deux gonzesses dans une voiture comme ça ? ».

Le dénouement est très bref : la police m’a escortée jusque chez ma copine, puis m’a ramenée en centre ville et m’a conseillé de « tracer jusque chez moi ». Ils ont vraiment été très gentils, et j’avais l’impression de les déranger pour rien. Mise à part cette première pique dérangeante… cette phrase qui signifie « Faut pas t’étonner ma petite, vous cherchez les emmerdes toutes les deux seules dans une voiture à une heure pareille ». Et cela m’indigne. Cette réaction est un comble, vraiment. Monsieur, je n’ai rien fait de mal. J’ai raccompagné ma copine chez elle, et un vieux pervers nous a pourchassées. Est-ce que le fait que nous sommes deux filles seules justifie qu’il s’en soit pris à nous ? Oui, ma copine portait une robe, moi j’étais en jean. Est-ce que ça justifie qu’il s’en soit pris à nous ?

Il n’y a pas de mot dans notre vocabulaire qui décrit ce que nous avons vécu. Ce n’était ni une agression, ni du harcèlement à proprement parler. Et pourtant, ce que nous avons ressenti est proche de ces situations. La peur était la même, l’acte en moins. Et non, ce n’est pas normal. Ce n’est pas normal qu’en rentrant chez moi hier soir, quand je me suis mise à pleurer de soulagement parce que j’étais enfin en sécurité, mes résolutions aient été « ne sors plus de chez toi seule le soir, et achète toi une bombe lacrymogène ».

Je suis fatiguée d’être une fille. Pour plusieurs raisons.
La première, c’est qu’être une fille vous oblige à vous sentir flattée quand un homme, un garçon, n’importe qui vous aborde. Un « t’es belle », c’est censé vous faire plaisir. Si c’est le vingtième dans la journée et qu’il s’accompagne d’un « tu veux boire un verre ? », ça ne doit choquer personne. Il suffit de sourire, de dire non, et l’affaire est réglée. Oui, mais quand c’est tous les jours ? J’aimerais être un mec, pour pouvoir me balader tranquillement dans la rue sans que personne ne me regarde, ne me drague, ne m’aborde, ne me touche.
La deuxième, c’est qu’être une fille vous oblige à avoir peur. De tous les hommes qui vous approchent. Oui, je sais, c’est extrêmement généralisé. Mais le fait est là : lorsqu’un homme vient vous voir, vous ignorez quelles sont ses intentions. Et ce que l’on nous apprend, ce que vous, messieurs, vous nous démontrez, c’est qu’elles sont plus souvent mauvaises que bonnes. J’aimerais être un mec, pour pouvoir me balader tranquillement dans la rue sans avoir peur de rien, pour pouvoir rentrer chez moi à l’heure que je veux sans avoir peur d’être suivie, pour pouvoir prendre le bus à n’importe quelle heure de la nuit sans avoir peur des autres.
La troisième, c’est qu’être une fille vous place dans des situations que les hommes ne comprennent pas. Parce qu’ils ne les vivent pas, et parce qu’ils ne sont pas avec vous quand vous les vivez. Pour être une fille et se balader en toute sécurité, aujourd’hui, il faut être accompagnée d’un garçon. Le mâle dominant, vous savez, cette notion moyenâgeuse qui impose le respect auprès de ses semblables. Comme si être une fille était une raison suffisante pour ne pas mériter le respect. J’aimerais être un mec pour faire évoluer les mentalités des autres.
Mais je ne suis qu’une fille, et la portée de ma voix est bien trop limitée. Pourtant, je ne suis pas la seule. Lisez Maureen. Lisez Jack Parker. Lisez ces filles qui écrivent des histoires dans lesquelles vous vous retrouvez.

Je sais que de très nombreuses personnes se reconnaîtront ici. Viendront me raconter leur propre expérience, leur agression, la façon dont elles se sont fait harceler. Ce que je souhaite avec cet article, c’est qu’il porte ses fruits. Qu’il soit lu. Diffusé. Relayé. Qu’on parle de mon histoire, qui aurait pu être bien pire qu’elle ne l’a été.
Condamnons le harcèlement de rue.

La Parisienne

Edit du 26 juin : Aujourd’hui, je suis allée faire un signalement de l’individu (description physique à l’appui) auprès de la gendarmerie. Mesdames, si une telle chose vous arrive, je vous invite à faire de même. Pensez à relever la plaque d’immatriculation du véhicule. Collectez les détails. Et allez voir la police ou la gendarmerie !

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  1. Je n’ai jamais eu à faire face à ce genre de situation (et tant mieux), mais je comprends ce que tu as ressenti. Je crois que j’ai vraiment été en colère quand j’ai lu la réaction du policier. Ça devrait pas être comme ça, pas maintenant alors qu’on est au XXIème siècle.
    Je suis du fond du cœur avec toi, j’espère que toi et ton amie allez mieux et que vous pourrez reprendre confiance en vous.

  2. Tu aimerai être un homme mais tu n’aimerai pas être un homme timide. Je m’explique : un homme timide ne va jamais aborder des femmes comme ceux que tu décris. Qu’a-t-il comme solutions? Pas grand chose malheureusement car les femmes sont tout le temps courtisées et sollicitées. Pour un homme timide il faut lui tendre une PERCHE ce qui n’arrive jamais dans 95% des cas. C’est sûr qu’il peut ce balader dans la rue tranquillement mais ce genre d’homme aimerait être une femme pour être flatté ou qu’on le regarde rien qu’une fois. Les femmes assimilent la timidité à de la non-virilité donc vous tournez les talons. A contrario une femme timide finira toujours par tomber sur un mec sur de lui qui la prendra par la main, et fera le fameux 1er pas, le mec timide lui est confronté à la solitude.
    Désolé si c’est un peu hors sujet mais ton article m’a interpellé et j’avais besoin de me lâcher.
    Parole d’un homme solitaire.

    1. Je n’associe pas la timidité à la non-virilité, personnellement. Oui, c’est vrai, tu as raison, une femme ne fait pas souvent le premier pas. Parce que nous sommes trop souvent sollicitées. Je ne pense pas que c’est à nous qu’il faut en vouloir pour autant… ce sont les hommes adeptes du comportement que je dénonce qui sont à blâmer.

    2. Non mais n’importe quoi.
      « ce genre d’homme aimerait être une femme pour être flatté ou qu’on le regarde rien qu’une fois » Je crois qu’on a pas du lire le même article.

    3. je te comprend ;perso je vais dans des clubs libertin et c’est pareil les femmes ne fond pas la démarche envers les hommes .
      mais le pire c’est sur les sites libertin ou la les hommes son vu par les femmes et elles écrit sur leur profile de femme seule ou en couple quelles ne veulent pas d’homme barbu ou moustachu ou de moins d’1,80m ;et encore certaine fois les mots son plus cru style pas de crevards ni ventru ni poilus; pas de morts de faim et j’en passe……….des vertes et des pas mûr.
      sa ne force pas l’admiration envers la femme…………..

  3. Petit exemple qui peut sembler anodin mais qui pourtant m’a choqué.
    Je me baladais tranquillement dans les rues de Lille il y a quelques années. C’était le printemps. Je portais un jean et un bustier,ma tenue n’étais pas indécente et je ne demandais rien à personne.
    Un homme d’une cinquantaine d’années est passé tout prés de moi avec un regard lubrique et m’a dis  » Très belle poitrine ». J’ai tout de suite ressenti de la honte et j’ai caché ma poitrine avec mon gilet, marchant les bras croisés, le regard baissé.
    Cet exemple peut paraitre très futile, or je m’en souviens encore. J’ai l’impression d’avoir été salie. Cela peut vous sembler extrême, mais putain de merde y’en a marre de se faire prendre pour des bouts de viandes. Surtout venant d’un homme de cet âge ( j’aurais pu être sa fille quoi ! ). C’est sensé faire plaisir et pourtant, ça dérange, ça met mal à l’aise, ça nous rabaisse.

    1. Un bustier ? Pas indécent ? Cette réminiscence de 17ème siècle et ce symbole de sexualisation et de réification du corps des femmes ? Oui, ce mec était un vieux cochon, oui c’est chiant de ne pas pouvoir se promener tranquillement dans la rue, et le comportement de certains est absolument innommable… Mais à un moment faut arrêter d’être conne quand même, quand tu portes un truc qui dit « mate mes seins », normal que les gens te notifient qu’ils ont fait selon ta convenance… Tu te serai promenée en string dans la rue tu aurais certainement été moins connoté objet sexuel. Bref, il n’est que 9h du matin, je vais pas déjà commencer par m’engueuler…

      1. Complètement ridicule ton commentaire. Si elle veut portier un bustier, une robe, un tee shirt court, des shorts et j’en passe, elle le fait, elle n’a pas a se cacher. De quel droit peut-on se permettre d’harceler une femme parce qu’elle s’habille « sexy »? Surtout qu’elle dit porter un jean… il y a certes des tenues qui peuvent inciter le harcèlement, mais un bustier faut se calmer, en été peu de personnes portent des tee-shirt manches longues -_- Tu vas certainement a des soirées, des sorties? Je ne pense pas que tu y ailles en jogging ! Il y a une différence entre vouloir être bien dans sa peau, bien habillée et vouloir se faire emmerder dans la rue !
        Quand tu vois un mec torse nu dans un parc ou autre, tu te permets de lui faire des remarques? Je ne pense pas non plus !;)
        « Tu te serai promenée en string dans la rue tu aurais certainement été moins connoté objet sexuel » (vu tes propos, t’as pas l’air en pleine possession de tes capacités de bon matin, alors bonne journée!)

      2. Non mais tu t’es vraiment lue !!??? Donc en gros, parce qu’on se fait tout le temps embêtée et que l’homme lambda va loucher sur nos seins, nos fesses ou nos jambes, on devrait bannir de notre garde robe tout ce qui nous fait se sentir jolie ? (je dis bien jolie pour nous même, et pas sexy pour les autres !) A ce moment là, pourquoi tu ne te lancerai pas dans le commerce et inventer des sacs poubelles vêtements, comme ça tu ne pourras plus dire d’une fille qui se prendre des réflexions qu’en gros elle l’a mérité, car c’est ce que tu viens de dire ! Je trouve ça abérrant !! Donne moi une précision : toute l’année tu t’habilles donc en col roulé pull XXXXXXXXL (quelque soit ta taille) et bien sur en jogging extra large et des baskets de sport ? Depuis quand une femme pour être tranquille devrait s’enlaidir, les hommes ne prennent pas la peine de le faire et personne ne les juge pour autant !! Ce n’est pas nos vetements le problème, mais bien la vision de la femme que beaucoup ont !!

    2. donc une femme qui dit à un homme qu’il a un beau torse cela rabaisse l’homme; c’est ça; si j’ai bien compris………

  4. La question que je me pose (pas dans la situation précise que tu décris mais lorsqu’il y a des gestes ou paroles irrespectueuses), c’est est-ce que les hommes autour de toi, s’il y en a et s’ils sont témoins de ça, doivent intervenir directement. Naturellement, je dirais que oui, pour renverser le « rapport de force » mais d’un autre côté, qu’un mec fasse remarquer à un autre mec qu’il a des propos ou une attitude déplacée revient à vous mettre dans une situation de faiblesse et de dépendance. « Heureusement qu’un autre homme est là » etc.
    Si vous, filles, femmes, agissez directement et osez réagir (j’ai bien conscience que c’est loin d’être évident), vous vous ferez peut-être plus facilement respecter. Je pense que les hommes qui agissent ainsi savent qu’il n’y aura pas de réactions de votre part et se sentent libres de vous traiter comme ils le veulent.
    J’ai récemment été témoins d’une scène dans le métro ou un type d’une trentaine d’année reluquait une adolescente (oui oui), au bout d’un moment, elle à rejoint un groupe de 3 nanas un peu plus âgées qu’elle ne connaissait pas et qui sont intervenues et l’on humilié gracieusement, il a d’abord été agressif verbalement, et s’est rendu compte qu’il passait pour un énorme pervers. Il a fini par fermer sa gueule rapidement et il était mort de honte… (c’est la moindre des choses)
    Quoi qu’il en soit, je crois que c’est à vous, les femmes, de combattre ce problème, sans quoi les cons vous considérerons toujours comme soumises.
    C’est très important de diffuser ce genre de message, les choses doivent changer et il n’est pas normal que vous ne vous sentiez pas en sécurité dans un pays soit-disant évolué.
    Bon courage, personnellement je crois que les choses peuvent changer 🙂

    1. Je te remercie pour ton soutien. Ta remarque est tout à fait juste ! Je fais toujours le choix de ne pas me laisser faire, quand je suis entourée. J’ai moi aussi fait l’expérience d’un attouchement dans un bus parisien, et j’ai tout simplement humilié le coupable en criant en public. Quand je suis seule sans personne autour, c’est une autre histoire… J’aurai plus d’assurance avec quelques cours d’autodéfense et une bombe lacrymogène dans mon sac.

    2. Quelque part je suis d’accord avec ta remarque, il est vrai que souvent ces situations sont malheureusement dues au fait que la femme est considérée plus « faible » par ces hommes là, mais je pense malgré tout que ce n’est pas si simple, je vais prendre un exemple que j’ai moi même vécu pour t’expliquer ce que je veux dire.
      Un soir je rentre de chez une amie, pas très tard il était 23h, mais ça m’oblige à passer par une rue moins fréquentée, et pas de chances, une bande de 3 mecs traînaient et buvaient de la bière dehors. Ils commencent à me faire des réflexions, les classiques « tu veux boire un verre » « vous êtes mignonne mad’moiselle », etc, Je répons fermement non, reste polie et leur souhaite bonne soirée et continue mon chemin. Mais un des hommes commencent à me mettre la main sur l’épaule, puis me prendre le bras, à insister (tout ça pendant que ses potes se marrent bien sur). Je reste ferme et le repousse, puis il se met à me suivre, il descend une partir de la rue avec moi, ses potes lui emboitte le pas, et là je me dis merde je fais quoi (je n’habitais pas loin mais n’avait plus vraiment envie de courir chez moi..), et là : une femme face à un homme, déjà pas évident, mais face à 3 … Et là débarque un autre mec qui vient vers moi, me passe le bras autour des épaules et me dit « tiens chérie t’étais là je te cherchais, tu viens ! » Bien sur, les autres ont été immédiatement refroidis, le mec insistant s’est même excusé auprès de celui qui m’a aidé (et non pas auprès de moi …), puis cet homme m’a accompagné jusqu’au croisement du bas de la rue plus fréquenté et a simplement passé son chemin après l’avoir remercié.
      Je pense qu’il faut qu’on se défende, mais ce n’est pas évident face à plusieurs hommes, c’est pour ça que l’on préfère souvent le sourire et la politesse, pour ne pas s’attirer d’ennuis ! J’aimerai bien que ce soit différent …mais à moins d’être dans des lieux publiques, je ne pense pas que ça marche si bien …

      1. Tu as raison Émilie, c’est pour ça que j’ai précisé « pas dans la situation que tu décris », c’est-à-dire pas si tu es isolée. Pour autant, je ne sais pas si un sourire est une bonne solution non plus car ces mecs là y verront certainement une forme d’approbation malgré le « non » verbal… Alors que si tu fais la gueule en restant polie, le message est clair.

      2. des sauveurs il y en devrais pas y en avoir plus;n’oubliez pas; du moins moi je ne l’oublie pas; les femmes ont toujours dit quelles n’avait pas besoin des hommes; alors voila c’est chose faites ont es pas la ………….et cela m’arrange je vous l’accorde…………

  5. un court métrage qui met l’homme à la place de la femme, réalisé dans le cadre de la lutte contre la violence faite aux femmes: http://youtu.be/kpfaza-Mw4I
    j’espère que ton amie et toi vous remettrez vite de cette affaire. C’est un triste constat mais hélas une réalité….

      1. dommage qu’il y a pas se style de vidéo pour dénoncer; les femmes qui prenne leur collègues masculin comme une bonne à tout
        et qu’il doivent fermer leur gu…..les…………..

  6. Je sais ce que ça fait, et vraiment, je vous dis bravo à toutes les deux. Vous avez eu énormément de courage, et vous avez bien fait de rester ensemble et d’appeler la police. C’est quelque chose que j’admire vraiment, et je vais te dire pourquoi.
    J’avais 19 ans, et j’emmenais ma petite soeur de 8 ans faire les boutiques à Bordeaux, parce que c’était la fête, qu’elle était venue passer quelques jours chez moi et que ça la changeait de la campagne. On était ravies.
    On s’assoit dans le tram, la petite sur mes genoux parce qu’il n’y avait pas de places.J’étais en Jean/T-shirt, rien de choquant, le truc de base.Il est arrivé à ce moment-là. Un frotteur. J’étais assise, lui debout. « Heureusement » c’est l’épaule qui a pris, et pas la tête. J’avais une gamine sur les genoux, tout le monde voyait ce qu’il était en train de faire, et personne n’a moufté. Je regardais avec insistance ma voisine d’en face, qui regardait fixement ses pieds. Je pouvais rien dire, Soeurette aurait pris peur, alors je lui disais en fixant les autres passager « Regarde comme le paysage est joli ». On est finalement sorties. Elle m’a demandé pourquoi j’étais si pâle, mais je lui ai dit que c’était rien. J’ai rien dit dans le tram pour la protéger, s’il se mettait à être violent c’est elle qui aurait pris, mais plus j’y pense et plus je me dis qu’au final je sais pas si j’aurais dis quelque chose…
    Et ce qui est encore plus triste, c’est que deux jours après, c’était oublié. Parce que je suis une fille, j’ai connu mille fois pire et que je vis avec depuis que je suis petite, et que ça, pour moi « c’était rien » comparé au reste, mais mine de rien, j’y pense toujours. Oui, être une fille, c’est avoir peur, tout le temps, surveiller tout le monde. Heureusement, j’ai un homme merveilleux à la maison, qui m’a dit un jour, au cours d’une discussion anodine « Je sais pas, moi ça me paraît normal de changer de trottoir si on a l’impression que la fille devant moi flippe à mort ». Donc…faut pas désespérer 🙂

    1. Tu as mille fois raison : il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. J’ai aussi un amoureux fantastique qui ne comprend pas qu’on puisse traiter les femmes comme ça. Maintenant que je lui raconte TOUTES les expériences désagréables que j’essuie au quotidien, il réalise à quel point c’est souvent…
      Tu m’otes les mots de la bouche. Il m’est arrivé tellement de choses dans ce genre, à moi aussi. Me faire alpaguer tous les soirs par le serveur du restaurant en bas de mon petit appart parisien. Les frotteurs du métro. Les dragueurs de rue. Rien de tout ça n’est normal…
      Merci d’avoir partagé ton expérience… Malheureusement ça me dégoûte toujours autant de me dire que je ne suis pas la seule à vivre cela…

      1. En fait, ce qui fait le plus mal, c’est l’impuissance. On a beau dire, ou faire, ça ne sert à rien. Les coupables ne sont pas punis, ils sont parfois même encouragés, puisqu’après tout, c’est bien connu, on l’a bien cherché… C’est devenu une seconde nature, dans mon cas. Je ne sors pas seule, sauf si je n’ai vraiment pas le choix. Je ne vais pas dans un endroit où je ne connais personne, je me méfie de tout le monde, et je me prépare au pire, tout le temps. Quand je mets des jupes ou des robes, je suis toujours plus vigilante, question d’habitude. Et je suis d’accord, c’est dégoûtant. On a l’impression que certaines personnes tombent des nues « Mais non, tu exagère, ça peut pas être comme ça » ou « Mais ça existe encore?! » , et c’est désolant.

    2. et ben, pas évident encore une fois ton histoire, tu vois il y a malgré tout une chose qui me choque dans ton histoire, chose que beaucoup de filles font, moi y compris, : tu as sentie le besoin de te justifier sur ce que tu portais, en aucun cas le comportement de cet homme était normal, peu importe ta tenue … Je suis vraiment désolée de ce que tu as subie surtout devant ta petite soeur, et oui comme tu dis heureusement qu’il existe des mecs bien, mon chérie hallucine à chaque fois que je lui raconte mes mésaventures (malheureusement habituelles comme tu dis …) et il me dit souvent qu’il ne comprend vraiment pas, qu’il n’oserait pas faire le 10ème de ce que je peux entendre ou subir …

  7. J’ai lu l’article en entier. Je suis un homme et je ne comprends pas le comportement des mecs de nos jours. Je suis quelqu’un de timide et aborder une fille dans la rue m’est impossible, mais hormis ce détail, aborder quelqu’un dans la rue juste pour son apparence, est inconcevable selon moi. Je ne vais pas le cacher, j’aime voir de jolie fille mais ce n’est pas pour autant que je vais les suivre ou les alpaguer avec le fameux « Hey, excuse moi ! ». Je suis en couple et j’aime ma copine. On s’est rencontré dans une soirée entre amis, on a appris à se connaître et c’est la personne et non son apparence qui m’a attiré chez elle. Ce qui est tout à fait normal.
    Ce que tu as vécu avec ton amie est ce que je crains pour ma copine. Elle se fait alpaguer tout le temps. Dès qu’elle sort et que je ne suis pas avec elle, j’ai peur pour elle. C’est pas normal d’avoir peur de circuler librement dans une ville. J’ai fais le test, en laissant ma copine marché loin devant moi et regarder le regard des hommes quand elle est seule et comment leurs regards changent quand je suis à ses côtés. C’est étonnant. Ou pire, son dentiste qui habituellement est jovial et très gentil habituellement a changé totalement de comportement lorsqu’il m’a vu et compris qu’elle était en couple. Ou encore ce chauffeur de bus qui écarquille les yeux et laisse paraître un sourire puis change totalement quand j’apparais derrière elle. C’est marrant sur le coup, mais quand on y réfléchit les femmes sont devenus des proies pour les hommes et ils peuvent aller jusqu’à la violence quand ils n’ont pas ce qu’ils veulent.
    Du coup, lorsqu’elle sort, que je lui envoi un SMS et qu’elle ne répond pas la minute qui suit je panique. Le monde part en couille et on ne peut pas laisser les choses continuer dans ce sens. Il faut faire changer les mentalités. En attendant je vais offrir une bombe lacrymogène à ma copine.

    1. Un énorme merci pour ton commentaire. Ca fait du bien de lire l’incompréhension des hommes, de voir que vous n’êtes évidemment pas tous les mêmes ! C’est surtout réconfortant d’avoir du soutien masculin. Alors vraiment, MERCI !

    2. c’est comme la femme qui dit c’est à l’homme de payé parce que c’est à l’homme de payé ;et si tu paie pas du passe pour un radin ;il es pas normal qu’un puise pas dire non sans qu’on lui disent du es radin; pas gentleman ou pas virile et j’en passe des verstes et des pas mûrs……….sa aussi c’est du harcèlement.. non ……………en tout cas moi je le ressent comme ça…………..;

  8. Tu pointes ici un problème qui arrive malheureusement bien trop souvent! Le plus choquant est la réaction des policiers, « vous êtes deux gonzesses dans cette voiture? »! Quand comprendra t’on que le coeur du problème n’est pas le comportement des femmes mais celui des hommes. Je suis un homme, et je n’ai pas honte de le dire. Ce qui nous différencie, nous, les humains des animaux, est note capacité à lutter contre nos instincts les plus basiques, féroces, violents (…). Un homme qui ne comprend pas le sens du mot NON de la bouche d’une femme et se voit capable de suivre deux jeunes filles en voiture pendant des heures tait preuve d’un instinct animal sur lequel il n’est pas capable de se contrôler. Il est grand temps de comprendre que les comportements masculins, comme féminins, ne dépendent pas uniquement d’un facteur biologique, mais aussi culturel, social… Tandis que la plupart des femmes sont guidées par des médias leur inculquant le culte de la minceur, du sexy (…etc), les hommes tentent d’affirmer la masculinité, la virilité que notre culture attend d’eux à travers l’établissement d’un rapport de force, et même de domination envers les femmes. Cette quête de masculinité, de virilité à laquelle les hommes aspirent s’illustrent par des problèmes quotidiens tels que le harcèlement de rue ou plus grave encore, les violences conjugales, le viol et le harcèlement sexuel. Les violences que subissent les femmes aujourd’hui résident avant tout dans la problématique des hommes à établir leurs masculinité, leur virilité tels que notre culture attend d’eux. Vivement l’arrivé des Gender Studies en France, ce pays en aurait beaucoup besoin!

  9. Bonjour,
    J’ai lu votre article avec intérêt, je comprends tout à fait votre point de vue et je suis de tout cœur avec vous.
    Voici, d’après moi, ce qui pourrait expliquer vos constats :
    L’EDUCATION EN FRANCE
    D’année en année :
    Le niveau d’éducation ne cesse de baisser en France (le brevet, le bac et les études supérieures sont concernés).
    De plus en plus de personnes qui n’ont pas eu la chance de bénéficier d’une éducation sont accueillies en France.
    De plus en plus de personnes qui ont eu la chance de bénéficier d’une éducation quittent la france.
    Hors, plus le niveau d’éducation est bas, moins les comportements sont respecteux.
    LE CELIBAT EN FRANCE ET DANS LE MONDE
    D’année en année :
    Le nombre de célibataires est en forte croissance.
    Le nombre de relations sexuelles diminue.
    Par déduction, on peut considérer que le nombre de Français(es) « en manque » est lui aussi en forte croissance.
    LA CULTURE SOCIALE EN FRANCE
    D’année en année :
    L’idée que c’est à l’homme de faire le premier pas perdure.
    Par conséquent :
    99% du temps les femmes ne font pas le premier pas.
    99% du temps les hommes doivent faire le premier pas.
    = Les filles en ont marre de se faire aborder SANS CESSE;
    = Lorsqu’ils n’abordent pas, les garçons en ont marre de ne JAMAIS se faire aborder, les moins timides se résignent alors à devoir TOUJOURS aborder.
    D’autres facteurs peuvent aussi expliquer vos constats :
    L’augmentation de la culture de la « consommation ». J’achète, je consomme, je jette.
    L’expansion de la pornographie. Gratuite. Disponible partout.
    L’augmentation de la durée de vie qui laisse plus de temps aux gens pour « draguer/flirter ».
    L’expansion de la nudité dans la publicité.
    La croissance de l’indifférence des parents vis à vis de l’éducation de leurs enfants.
    Le déclin des valeurs familiales.
    Les femmes politiques, les hommes politiques et les parents doivent agir.
    Regardons la réalité en face et soyons pragmatiques.

  10. Je suis toujours aussi partagée quand je lis ces histoires de femmes qui se font traiter comme des bouts de viande. Comme tout le monde, j’ai peur que ça m’arrive, mais j’ai aussi profondément honte des hommes qui agissent comme ça. D’autant plus que ces hommes sont généralement élevés par des femmes. Est-ce que ces femmes leur apprennent qu’être une fille c’est être jolie et aimer être courtisée par n’importe qui, n’importe quand et n’importe où ? Et même dans le cas contraire, je ne vois pas en quoi le regard insistant d’un pervers ayant le double de notre âge pourrait nous flatter ! Il y a vraiment un souci et il serait franchement temps que ça change !
    Je vous félicite ton amie et toi d’avoir eu autant de sang froid et d’avoir réagi. Ce genre d’agression m’est arrivé quelques fois aussi, mais moi je n’ai pas eu le courage de réagir j’ai tout simplement fait comme si de rien n’était et ai continué mon chemin. Et je le regrette, parce que si l’on veut pouvoir d’habiller comme on veut et se balader où et quand on veut en toute sécurité il faut savoir se faire entendre, il faut montrer qu’un « hé t’as une de ces paires de seins ! Tu me fais bander comme un cheval, ça te dit de me suivre derrière ce camion pour me tailler une pipe ? » (navrée des propos, je ne fais que répéter ce que l’on m’a dit une fois alors que j’allais à la piscine avec une amie en short et débardeur. Je précise que la piscine n’était à même pas 10min à pieds de chez moi et que vu qu’il faisait pas loin de 30 degrés, un short et un débardeur ne me semblait pas vraiment inapproprié… ). Quoiqu’il en soit, ce genre de propos n’est pas et ce ne sera JAMAIS un compliment ! J’espère juste qu’un jour ce sera pris en compte et compris…
    (PS : comme dit plus haut, heureusement que tous les hommes ne sont pas comme ça et que certains, comme ceux d’au dessus ou le mien réagissent. Je trouve juste ça détestable de devoir attendre qu’un homme le réalise et nous fasse nous sentir en sécurité…)

    1. Merci pour ton commentaire. Lire que tu penses que j’ai réussi à gagner mon sang froid me fait sourire… peut-être ai-je eu la réaction la plus sensée à ce moment-là, mais à l’intérieur de moi, tout n’était que peur panique.
      Et tu as mille fois raison : heureusement que tous les hommes ne sont pas ainsi. 🙂

      1. Si tu as réussi à garder l’attitude la plus sensée, c’est que tu n’avais pas encore totalement cédé à la panique, et c’est ce que je voulais dire. Je pense qu’à situation égale, tout le monde n’en aurait pas été capable.

    2. c’est comme c’est femmes qui considéré que faire la démarche envers la femme et un acte masculin ;c’est qui ;qui leur à appris ça au femme leur mère voila le résultat
      moi perso je trouve ça pas normal………………

  11. Woah. Ton texte m’a beaucoup touchée. C’est la première fois que je vois quelque chose d’aussi vrai et bien écrit, qui expose tout ce que beaucoup de filles ont déja surement ressenti. Tu as raison et je trouve ça immonde que non seulement les femmes, mais aussi toute autre personne différente et susceptible d’être harcelé dans la rue parce qu’il ou elle est noir, asiatique, juif, gay ne puisse pas se sentir en sécurité en sortant dehors et puisse être fatigué d’etre ce qu’il ou elle est.

  12. tout le monde à ses soucis certes c’est triste personnellement en tant qu’homme ca me dérange que la plupart des gars soit assoifé de sexe et courent en permanence apres les femmes qui pour une grande partie s’en amusent , en tout cas pour clarifier certaines choses, personnellement quand je suis en boite il m’arrive des choses qui ne devrais pas m’arriver non plus pourtant je suis un mec , les femmes se permettent de toucher les hommes en se disant qu’elles ont le droit parcequ’elles sont des femmes ou parcequ’elle croient que ça nous fait plaisir je suis un mec noir plutôt musclé et je plait a certaines femmes qui aiment ce type , et elles se permettent de toucher les fesses en passant ou les abdos ou meme parfois mais plus rarement les pecs , c’est pas normal , les femmes ont la manie de vouloir l’égalité des sexes mais que sur ce qui les arrangent ! chacun ses problemes et chacuns ses avantages, vous voulez être accosté seulement par ceux qui vous intéresse et en plus que ce soit pile des personnes qui ai des bonnes intentions , pouvoir sortir sans craintes mais la vie n’est pas comme ca les hommes aussi se font agressé sauf que nous on à pas le droit d’etre faible ou de réagir en victime sinon on passent pour des fiottes et vous etes les premières à en rire , vous voulez etre respecté faites vous respecté par vous meme comme tout le monde la bombe lacrymo c’est une bonne initiative.

    1. C’est vrai que ça arrive aussi dans ce sens là, la grande différence c’est qu’on a les moyens de se défendre et la peur ne rentre pas en jeu. Pour les nanas, c’est bien de cette peur qu’il s’agit. Peur que ça dérape et peur d’être agressée.
      Après si tu crois que tu passes pour une fiotte en ne réagissant pas, tu te trompes, c’est justement une preuve de faiblesse que de ne rien faire… l’inverse quoi.
      Après, si tu traines avec des gens qui te jugent sur ce genre de choses, laisse les tomber !

    2. c’est vrai cela je les vu et subit dans les clubs libertin; certaines femme se permette de toucher les hommes alors quelle non pas demander ;alors quelles son les premières à dire aux hommes qu’il doivent demander pour toucher; il y à pas un problème dans cette société qui es la notre………………….

  13. Un jour, un matin a 7h, j’ai appelé la police parce qu’un homme se masturbait dans sa voiture sur le chemin du lycée…. J’ai vu ce que je ne voulais pas voir, et je ne peux pas l’oublier. Il ne m’a rien fait physiquement, mais personne ne parle des conséquences morales de ce genre de situations… Et toutes les collégiennes qui ont vu cela, et n’ont rien osé dire.. Moi aussi je suis fatiguée d’être une fille 🙁

  14. Je trouve que vous avez eu bien du courage, toi et ton amie. Moi j’aurais sûrement beaucoup moins bien réagi ! C’est triste de ne plus pouvoir se sentir en sécurité. Moi, j’ai de la chance d’avoir pratiqué un peu le karaté et un peu de self-défense, et d’avoir un colosse d’1m95 et 120 kilos comme copain. Mais je trouve ça triste de devoir toujours rester derrière lui, de toujours devoir se méfier. Même en étant toujours habillée comme un sac (jupe, short, robe ? What kind of sorcery is this ?), pas maquillée pas coiffée, je me retrouve parfois face à des situations embêtantes : dernièrement, en rentrant de soirée, deux mecs qui voulaient que je monte chez eux pour ce qu’on sait. Heureusement qu’ils étaient bien au chaud chez eux, je n’ai eu qu’à passer mon chemin. En revanche je n’ai par chance jamais été confrontée à une situation telle que la tienne ou certaines décrites dans les commentaires.
    Par contre je dois dire que ça fait du bien de voir de plus en plus d’articles du même genre que le tien fleurir sur le net. Je veux dire, ils ne racontent pas des histoires gaies, mais ils les dénoncent, et ça me donne l’impression que les choses commencent à bouger. Faut pas désespérer \o/

  15. Que dire ? Je suis choquée moi aussi devant ton récit, parce que oui être une fille au 21eme siècle devrait nous donner le droit à une liberté, nous n’avons plus besoin de demander à nos pères ou nos maris de l’argent, nous pouvons vivre seules sans avoir le regard d’une société qui nous condamne, mais que faire contre de telles choses, contre le regard des hommes, contre la peur ? Finalement, nos situations n’ont pas beaucoup changées depuis ce fameux Moyen Age.
    Puis je faire un copié-collé de ton article sur mon blog, en te citant, afin de relayer l’information ? Cela me tient profondément à coeur…

  16. J’avais jamais lu ton article ! Du coup, c’est vrai que tu faisais référence parfois à cette agression mais là avec tous les détails c’est franchement flippant ! Je trouve que vous avez très bien réagit ! Et comme quoi ça n’arrive pas qu’à Paris…
    Je comprends mieux aussi pourquoi le thème de notre débat aujourd’hui te tenait à coeur (même si il nous tenait toutes à coeur, je n’ai pas été personnellement victime d’un tel harcèlement, car si c’est bien le mot) et du coup ça emphase carrément tous ce qu’on s’est dit pendant le débat !
    Bref, des fois être une fille ça pue, alors que ça devrait pas !

  17. Effectivement, tu as eu raison de me faire lire cet article…
    C’est un sujet qui me donne la rage, parce que j’y suis confrontée quasiment tous les jours, et que certaines réactions sont absolument affligeantes. Je ne vais pas m’étendre plus parce que ça va me prendre quinze ans, m’énerver – et j’étais censée réviser calmement ma linguistique anglaise à la place – mais je suis de tout cœur avec toi. Il est vraiment temps que les mentalités changent.

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