logo_279111Hate List,
Jennifer Brown
Ma note : 13/20

Hate List, c’est un titre que j’avais repéré il y a quelques temps déjà, mais que je ne m’étais jamais résolue à lire. Jusqu’à ce que mes copines de Plumesdelune me l’offrent lors de notre swap. Cinq mois plus tard, il était tout de même temps que je m’y mette !

Mon résumé

La Liste de la Haine. Des dizaines de noms juxtaposés dans un carnet que Valérie et son petit-ami Nick s’amusent à collecter, pour se venger des vacheries, des surnoms, du harcèlement permanent qu’ils subissent au lycée. Rien de plus qu’une liste pour Valérie… Mais tout bascule le jour où Nick prend une arme et tue un à un les gens de cette liste, avant de se suicider.

Mon avis

Voilà un titre que j’étais très curieuse de découvrir pour la thématique qu’il aborde : celle d’une tuerie dans un lycée, qui n’est pas sans nous rappeler le tristement célèbre Bowling for Columbine de Michael Moore, un film que je vous conseille au passage. L’histoire intervient après le massacre, et aborde le processus de reconstruction de Valérie.

Valérie est un personnage que j’ai trouvé fade et renfermée. Jamais elle ne proteste ouvertement, elle n’accepte que difficilement l’aide qu’on lui tend, elle se concentre sur ses problèmes sans parvenir à comprendre, à évoluer. Certains protagonistes, à l’instar de certains lecteurs, lui ont reproché son égoïsme et son égocentrisme. Je n’ai pour ma part pas trouvé choquant que Valérie se renferme sur elle-même pour tenter d’échapper à ses parents, à ses camarades, à ses « amis », pour se pardonner, pardonner à Nick et tenter de passer à autre chose.
Les parents de Valérie m’ont révoltée. Heureusement que le psychologue est là pour apporter son soutien, car son entourage ne l’aide vraiment pas. J’ai détesté aussi bien le père que la mère, qui à aucun moment ne communiquent avec leur fille, qui la jugent coupable sans lui donner la chance de s’expliquer, et qui ne font rien pour défendre leur enfant. Une épreuve supplémentaire pour Valérie…

De même que Valérie n’est pas très creusée, j’ai trouvé le personnage de Jessica assez peu approfondi, et c’est dommage, car elle méritait de nous faire part de son cheminement. Elle aussi a dû passer par l’acceptation de ses torts pour parvenir à les surmonter.

Je pense que ce livre m’a déçue dans la mesure où je m’attendais à des révélations concernant Nick, qui ne viennent jamais. Aucune explication, nous ne saurons finalement pas pourquoi… comme Valérie. Une impuissance que j’ai eu du mal à accepter, qui m’a frustrée. J’aurais aimé en apprendre plus.
D’autre part, nous nous attendons à une reconstruction mais sans vraiment savoir où nous mène l’auteure. Il lui semble difficile de tracer une route pour Valérie, et j’ai toujours eu du mal à savoir où elle souhaitait en venir. Il ne s’agit pas pour moi d’une fable sur le pardon, ni d’un roman sur la rédemption. C’est simplement la narration de l’acceptation et de la suite.

En conclusion

Un roman que j’ai apprécié, sans qu’il exploite pleinement son potentiel. Une légère déception pour des personnages qui auraient mérité d’être plus approfondis, et une intrigue simpliste au vue de la gravité du thème abordé.

La Parisienne

0 réponse

  1. Je vois que tu l’as tout de même plus apprécié que moi 😛
    J’ai eu aussi ce souci de fils conducteur et j’avoue que j’étais parfois perdue également au niveau des chapitres. Je me souviens m’être posée plusieurs fois la question « Allooors… avant ou après la tuerie cette fois ? » ce que je ne trouve pas spécialement idéal lorsqu’on lit. Techniquement, je trouve que ça devrait couler de source.
    Les parents m’ont révoltées aussi de par la manière dont se manifeste leurs doutes entre l’un (le père si j’ai bon souvenir) qui veut la faire interner pour se débarrasser du poids et de la honte qu’elle représente à ses yeux et la mère qui épie chaque fait et geste pour déceler le moindre faux pas… j’ai trouvé ça dur.
    Clairement on en apprend pas assez sur NIck. Si on sait qu’il adore la pièce de Shakespeare Hamlet qui est une oeuvre que les personnes un peu différentes, nostalgiques & co apprécient… J’en suis la preuve vivante hein 😛
    N’empêche c’est vrai que c’est dommage au final que le tout n’ait pas été plus exploité. D’autant plus qu’il y avait du potentiel. J’ai de très « bons » souvenirs de Bowling for Columbine.

    1. Oui, c’est exactement le problème, la chronologie est parfois floue et les souvenirs sont intégrés au temps présent…
      C’est ça, je suis d’accord avec toi. Le père est encore plus barré que la mère, balançant droit dans les yeux de sa fille qu’il la considère responsable… à la rigueur, Valérie aurait pu tomber sur une conversation où elle l’entendait dire ça. Mais qu’il lui lance ça à la figure, très très bof.
      Bon, ravie de voir que nous tombons d’accord en tout cas 🙂 et dommage comme tu dis !

  2. J’ai eu à peu près le même ressenti que toi concernant ce roman, je pensais vraiment l’apprécier davantage, surtout que c’est un sujet qui touche forcément, et pour avoir été sur les lieux de la tuerie de Colombine quelques années après les faits, il est certain que je pensais vraiment être beaucoup plus touchée par cette histoire.

    1. C’est paradoxal parce que le thème est intéressant mais je trouve qu’il aurait pu être traité différemment. Malgré tout, je suis contente de l’avoir lu, si ça peut t’aider 😉

  3. Oh c’est dommage, le résumé m’aurait poussé à le lire, et puis finalement, je ne retrouve pas le roman que tu décris. Il restera hors de ma WL du coup 🙂

  4. J’ai vu Bowling for Columbine il y a quelques années, effectivement vaste sujet… Je ne connaissais pas du tout ce livre, je vais sans doute passer mon tour mais je trouve la thématique plutôt intéressante pour le coup.

  5. J’avais trouvé cette lecture assez dure de par son sujet mais pas très bien exploité. Ce livre m’avait laissé mal à l’aise car je pense ne pas avoir apprécié la façon dont ce sujet était traité. Donc, je partage vraiment ton avis !

    1. Ah, je peux comprendre. C’est vrai qu’on se sent un peu mal à l’aise à la lecture devant tant de haine… pour les autres, envers soi-même, et puis les parents contre leur propre fille…

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