Marie Vareille est une autrice que je suis depuis ses débuts. J’ai lu chacun de ses romans, et bien évidemment je ne pouvais pas manquer la parution de celui-ci. D’autant qu’il traite d’un sujet très peu abordé en littérature, et j’étais curieuse de découvrir comment Marie allait en parler…

Le résumé

« Certains choix nous définissent à tout jamais, celui-ci en fait partie. À partir d’aujourd’hui, je peux bien écrire la neuvième symphonie, sauver le monde d’une troisième guerre mondiale ou inventer le vaccin contre le sida, on ne retiendra de moi que cet acte innommable : j’ai abandonné mon bébé, toi, mon minuscule amour aux joues si douces.
Puisses-tu un jour me pardonner. »
Trois pays, de vibrants portraits de femmes aux destins entrecroisés. Quel est le lien qui les unit ? Quelle est leur véritable histoire ?

Mon avis

Lorsque j’ai commencé Ainsi gèlent les bulles de savon, j’étais déroutée. Non pas du contenu de ce que je lisais, mais plutôt des mystères de cette chronologie que j’avais du mal à comprendre. Malgré ces moments de doute, je n’ai à aucun moment hésité à poursuivre ma lecture, car je sentais que ce roman allait me retourner. Je ne m’étais pas trompée.

Dans ce neuvième roman, Marie aborde la question délicate du post-partum avec beaucoup de justesse et de sensibilité. L’héroïne, Claire, vient d’accoucher et s’engage tumultueusement sur le chemin de la maternité. Loin d’être l’évidence que la société nous décrit, cette parentalité s’apprend dans la douleur et les larmes pour cette jeune maman. J’ai été extrêmement touchée par la détresse de ce personnage, et d’autant plus que j’ai cru y déceler un peu de vécu de la vie de l’autrice. C’est sans nul doute sa propre expérience de la maternité qui a inspiré cette histoire, et c’est cette authenticité qui rend le roman si juste.
J’ai profondément aimé toutes ces réflexions que personne ne dit et que pourtant, de nombreuses femmes semblent penser au moment de la naissance de leur premier enfant. J’ai aimé que Marie soit sincère, que son héroïne soit aussi humaine. Je ne comprends vraiment pas pourquoi ces sujets ne sont pas plus souvent traités en littérature, mais en tout cas je suis heureuse que Marie s’y soit attaquée pour en faire un récit aussi percutant. J’espère qu’il sera lu par le plus grand nombre.

Je vous parle de Claire, mais il est aussi question d’Océane, et également d’un récit à la première personne que l’on cherche à identifier pendant notre lecture. Comme c’était déjà le cas avec La vie rêvée des chaussettes orphelines, Marie aime nous mener sur un chemin que l’on croit comprendre, pour mieux nous surprendre ensuite.

En conclusion

« Emotion » est probablement le mot le plus juste pour définir ce nouveau roman de Marie Vareille. L’autrice aborde avec beaucoup de justesse un moment clé dans la vie d’une femme, celle de la naissance d’un premier enfant, un cataclysme qui vient tout balayer sur son passage. En s’intéressant au point de vue de cette mère en détresse, Marie dresse un portrait authentique de femme en plein post-partum. Et comme ça fait du bien de parler de ça ! Merci Marie pour ce roman poignant que je ne suis pas prête d’oublier.

Mélusine

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